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Microsoft s'insurge et tacle le gouvernement américain

GIZMODO FR
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WEDNESDAY, JULY 17, 2013 10:23 AM GMT

Chez Microsoft, on ne compte pas se laisser impressionner par les accusations qui pèsent sur leurs têtes. Si l'épée de Damoclès PRISM leur est tombée dessus, ils s'insurgent et répliquent fermement au gouvernement américain.

Petit rappel des faits :

  • Il y a quelques semaines, nous avons appris que la société Microsoft avait uniquement communiqué des rapports d’erreur à la NSA sans que les utilisateurs soient au courant. Faute avouée, à moitié pardonnée.

  • Quelques jours plus tard, nous apprenions que l’entreprise avait en réalité reçu entre 6000 et 7000 requêtes gouvernementales émanant des autorités locales, étatiques et fédérales, réclamées à titre d’indice dans le cadre d’enquêtes criminelles (fraude, homicides, d’enlèvements et autres).

  • Et de finir par préciser fermement qu’aucun accès direct à ses serveurs n’avait été autorisé.

  • Sauf qu’aujourd’hui, les documents dévoilant le programme PRISM attestent du contraire. Microsoft a vendu son âme au PRISM en offrant sur un plateau les données des utilisateurs d’Outlook à la NSA. S’ajoutent les données du Cloud, e-mail, chat, Skype, Skydrive…

Le directeur des affaires juridiques et avocat général, Brad Smith profite d'une lettre ouverte au patron de la NSA Eric Holder pour prouver la bonne foi de Microsoft. La firme n'a pas offert d'accès direct au gouvernement.

La firme appelle à la transparence pour se dédouaner, s'ils ne peuvent nier avoir reçu des demandes de sécurité nationales les obligeant à fournir des informations, leur nombre resterait peu important et loin d'un vaste plan d'espionnage.

Smith demande au gouvernement de prendre des mesures pour permettre à Microsoft et d'autres entreprises de partager publiquement des informations plus complètes sur la façon dont ils traitent les demandes de sécurité nationale.

'Nous croyons que la Constitution américaine garantit notre liberté de partager plus d'informations avec le public, mais le gouvernement nous en empêche.'

L'avocat zélé explique que lorsque le gouvernement cherche des informations issues de Microsoft et concernant ses clients, la firme s'efforce d'appliquer ses principes et de limiter ce qu'ils communiquent.

Et de conclure par dire que le monde a besoin d'une discussion plus ouverte et publique de ces pratiques. Nous ne pouvons qu'approuver de tels propos... Alors que le débat devrait se concentrer sur les pratiques de tous les gouvernements, commencer par les États-Unis serait - à ses yeux - judicieux.

Alors, Microsoft, de belles paroles ? Innocents tant qu'on a pas prouvé qu'ils avaient tort... La seule chose que l'on peut aujourd'hui affirmer, c'est bien que cette affaire ne sera pas démêlée de sitôt...



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