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Inca : un ancien mystère décodé par un étudiant ?

FREDZONE
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MONDAY, JANUARY 8, 2018 9:06 PM GMT

La civilisation inca est née au Pérou et s'est étendue pour inclure les peuples et les cultures tout le long de la côte ouest de l'Amérique du Sud, de 1400 à 1532.

L'Empire inca impressionne de par ses étonnantes réalisations : vaste système routier, méthodes agricoles sophistiquées, architecture époustouflante. Mais c'était aussi le seul État précolombien qui n'a pas inventé de système d'écriture.

Une alternative à l'écriture : les quipus

Au lieu d'un système d'écriture, les Incas utilisaient des quipus : des systèmes de cordes colorés et tridimensionnels dont ils se servaient pour conserver des données démographiques, inventorier les ressources et enregistrer des récits comme les histoires royales, les mythes et les chansons. Malheureusement jusqu'ici, les anthropologues n'avaient pas réussi à percer le mystère des quipus pour en savoir plus sur le mode de vie des Incas.

C'est ce qui rend le travail de Manny Medrano, étudiant à Harvard, d'autant plus remarquable. Le jeune étudiant a en effet trouvé une explication très intéressante à la façon dont les Incas enregistraient l'information dans les quipus. Il base son analyse sur les couleurs et la direction des nœuds placés sur le quipu.

Une découverte remarquable

Tout commence il y a trois ans, lorsque Medrano, étudiant de première année en mathématiques, décide de suivre en parallèle les cours d'archéologie de Gary Urton, professeur d'études précolombiennes à Dumbarton Oaks et président du département d'anthropologie de l'Université d'Harvard. Medrano, alors âgé de seulement 19 ans, décide de passer ses vacances de printemps à analyser les données de six quipus récemment découverts dans un musée de Lima, au Pérou.

Alors qu'il faisait des graphiques et comparait les nœuds sur le quipu à un vieux document de recensement espagnol de la région Inca, il eu un déclic : « Quelque chose semblait sortir de l'ordinaire à ce moment-là », a déclaré Medrano. « Il semblait qu'il y avait une coïncidence trop forte pour être aléatoire ».

Le secret des quipus incas enfin découvert ?

Medrano réalisa que le nombre de couleurs uniques sur les cordes correspondait presque au nombre de prénoms dans le recensement espagnol. Par exemple, s'il y avait huit « Felipes », tous étaient représentés par une même couleur, tandis que les « Joses » étaient représentés par une autre couleur. « Il y avait tellement de combinaisons de couleurs différentes, que ce soit des couleurs unies ou deux couleurs mises ensemble », a déclaré Medrano. « Il y avait suffisamment de diversité pour encoder une langue. »

Les découvertes de Medrano se trouvent dans un article, produit par Urton et Medrano, qui sera publié dans la revue scientifique Ethnohistory au cours de ce mois de janvier.



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